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Être son meilleur ami, c’est faire l’impossible pour le rendre heureux ! Il vous faudra, en toute circonstance, le protéger de tous dangers et assurer sa sécurité.

A vous de voir et prévoir à l’avance toute circonstance difficile pour lui. Découvrez et respectez ses besoins, qu’ils soient physiques, mentaux, émotionnels, relationnels ou affectifs. Puis faites lui cadeau de votre temps et de votre amour…

Attention : AVANT de choisir votre chien, renseignez-vous impérativement sur les différentes races. Un husky est un animal magnifique, mais son corps a besoin de courir plusieurs kilomètres chaque jour ! Si vous êtes sédentaire, abstenez-vous en à tout prix ! Un yorkshire est très mignon et attendrissant, mais il peut s’avérer bruyant, alors si vous êtes une personne qui aime le calme et le silence…

1/ RESPECTEZ SES BESOINS PHYSIQUES

BOUGER : Le chien est un descendant du loup. Comme lui, son mode de déplacement habituel est le trot. La marche à nos côtés est donc pour lui désagréable et antinaturelle. Il a besoin de trotter, s’arrêter, repartir, et aussi courir : il est crucial pour sa santé qu’il puisse courir plusieurs fois par jour : cela implique de le lâcher en liberté, ou – au minimum – de courir de longues distances avec lui. C’est indispensable pour ses muscles, pour la bonne circulation de son sang, et pour la solidité de ses os. Profitez-en pour vous remettre au jogging !

MANGER : Quelle est sa nourriture idéale ? La viande crue. Le poulet (les oiseaux sont pour lui une proie naturelle) davantage que le bœuf. Mais celui-ci convient également. Que penser des croquettes ? Selon la logique de l’industrie, les producteurs recherchent la rentabilité maximum. Or l’aliment le moins cher, ce sont les céréales. Avez-vous déjà vu un chien se ruer dans un champ de blé pour dévorer des grains ? Non. Et pourtant 80 à 90 % des croquettes sont constituées de cet élément anti-naturel pour lui. Après les avoir mangées, votre chien se sent aussi bourré qu’affaibli. Pour que sa baisse d’énergie ne voie pas trop, les fabricants ajoutent aux céréales des excito-toxines, des molécules excitantes dont la fonction est de donner à votre animal une apparence de vitalité : il s’agit d’une excitation artificielle, qui rend votre ami nerveux, voire ingérable. Il ne faut donc jamais en faire son seul aliment.

Procurez-lui chaque jour un steak haché cru, du poulet ou des os crus. Mais attention : laissez-les s’éventer à l’air deux ou trois jours avant de les lui présenter, afin qu’une partie des additifs et conservateurs puisse s’évaporer. Ils sécheront à température ambiante sans pourrir, ne vous tracassez pas. Évitez la charcuterie, qui contient bien trop de poisons ajoutés, mais n’hésitez pas à lui offrir souvent un œuf entier cru dans sa coquille, ou un jaune d’œuf cru : comme ses ancêtres les loups, il en raffole.

Si vous désirez lui donner des pâtées – ce n’est pas l’idéal – un conseil : Intéressez-vous aux aliments pour… chat ! Les besoins de ces deux animaux sont très semblables, mais les chats se laissant moins tromper sur la qualité, leurs aliments sont moins trafiqués que ceux destinés aux chiens.

Ne prenez jamais de croquettes ou autre aliment contenant des produits laitiers (lisez les étiquettes!) : ces produits n’aident que les très jeunes animaux avant le sevrage. Chez des animaux adultes ils ont des effets pernicieux. Vous pouvez leur en offrir à titre exceptionnel, une fois par mois, par exemple.

BOIRE : Avez-vous remarqué que votre chien aime boire l’eau des toilettes à l’instant où vous venez de tirer la chasse ? C’est parce que cette eau vient d’être brassée et vortexée, et qu’elle inclue de nombreuses bulles d’oxygène : cela en fait une boisson idéale pour la santé… à condition que vous n’ayez pas ajouté de produits d’aseptisation ni de parfums. Proposez à votre ami de l’eau « fraîchement tirée » du robinet, cela lui fera le plus grand bien.

SE REPOSER : Votre ami a besoin d’un lieu de repli protégé – un angle de pièce, le dessous d’une table, une caisse – qui lui soit strictement réservé, et où il puisse se mettre en retrait, s’allonger et se détendre, sur sa couverture personnelle : insistez auprès de vos enfants, afin qu’ils respectent rigoureusement cet espace privé, indispensable à son équilibre émotionnel.

SE SOIGNER : Lorsqu’il semble en petite forme, posez sur le sol devant lui des cailloux d’argile verte séchée, d’une taille approximative d’un centimètre… Il en mangera s’il en a besoin, et la quantité dont il a besoin. En prévention, proposez-lui de temps en temps à volonté du foie de morue (barquettes métalliques en supermarché), du beurre cru non pasteurisé, de la levure de bière. Ne mélangez ces aliments avec d’autres : servez chacun d’eux à part, afin qu’il puisse choisir de les prendre ou pas, et si oui dans quelles quantités…

SE LAVER : Nous nous décapons chaque jour, avec de l’eau chaude et du savon. Mais en réalité c’est extrêmement mauvais pour notre peau, car nous enlevons la couche de protection que notre corps sécrète naturellement : imaginez que vous laviez et savonniez vos plus belles chaussures en cuir ! Elles s’abîmeraient très rapidement, bien évidemment. La peau de votre chien est protégée par un enduit naturel qui en défend l’accès aux infections et préserve sa souplesse. Sauf situation extrême, ne lavez pas votre ami, car en enlevant cet enduit vous abaisseriez ses défenses naturelles. En revanche, ce qui lui fait du bien, c’est d’être brossé avec une étrille adaptée. C’est excellent pour sa santé… et pour son bien-être.

SENSORIALITÉ Le sens primordial, chez votre ami, n’est pas la vue, comme c’est le cas chez nous les humains, mais l’odorat ! Vous voulez lui faire plaisir ? Proposez-lui des promenades d’odeurs : suivez-le, arrêtez-vous avec lui aussi souvent qu’il en aura envie, laissez-lui le temps de «lire le journal», en décryptant avec son nez les infos nouvelles dans votre rue.

2/ PRENEZ SOIN DE SON MENTAL

Votre chien a besoin de STABILITÉ, il faut avoir avec lui un comportement CONSTANT : respectez les règles que vous lui avez imposées – ne les changez pas ! Par exemple, si vous avez décidé d’accepter sa présence dans la maison, mais de lui interdire l’accès au divan, ne changez pas d’avis pour une raison ou pour une autre, soyez stable et cohérent avec lui.

Votre chien a besoin de JUSTICE et d’équité : Pas question de se défouler sur lui de vos malheurs ou de votre mauvaise humeur – il ne comprendrait pas. Il serait perdu dans un monde dépourvu de sens et se sentirait totalement insécure.

Votre chien a besoin de PROTECTION, et celle-ci vous incombe. A vous de remarquer avant lui dans la rue tout danger qui pourrait le menacer – par exemple un grand chien venant vers vous – à vous de l’en prémunir.

Votre chien a besoin de COHERENCE : chaque demande de votre part (par exemple «assis») doit être accompagnée d’un geste spécifique et différencié, toujours le même pour cet ordre-là (par exemple la main basse et parallèle au sol, paume vers le bas, doigts joints). Une autre demande («pas bouger») sera associé à un autre geste, toujours le même pour cet ordre là, lui aussi (par exemple main verticale, paume vers lui, doigts joints).

Votre chien a besoin de RESPECT, et plus vous lui en donnerez, plus il vous en rendra…

3/ PRENEZ SOIN DE SES BESOINS ÉMOTIONNELS, RELATIONNELS ET AFFECTIFS

ANIMAL DE MEUTE, le chien a impérativement besoin de fréquenter ses congénères. Coordonnez-vous avec les propriétaires d’animaux avec lesquels il sympathise, afin de lui permettre des rencontres joyeuses avec ses pairs. Chaque fois que cela est possible, lâchez-le avec eux, afin qu’il puisse se défouler à fond. La solitude est anti-naturelle pour lui, et fréquenter ses pairs est indispensable à son équilibre. Même si, pour notre plus grand bonheur, il accepte de remplacer en partie la compagnie de ses pairs par celle d’un compagnon humain, nous ne sommes pas totalement, pour lui, un interlocuteur valable.

ANIMAL DE JEU, votre chien a été sélectionné depuis des générations pour pérenniser un comportement infantile et joueur. Il vous donne beaucoup, par sa présence et sa tendresse, alors trouvez, vous aussi, un moment à lui donner, et jouez avec lui ! ou confiez la tâche à de gentils voisins en manque d’animal, après leur avoir enseigné soigneusement le « mode d’emploi » de votre ami. Si votre chien est épanoui, il inventera même des jeux pour vous !

VOUS HABITEZ EN VILLE, et votre logement est exigu, devez-vous vous priver de sa compagnie et de sa tendresse ? Non, il peut s’accommoder d’un espace restreint, si vous passez une grande partie de la journée avec lui, et consacrez du temps aux sorties : votre ami préfère votre compagnie à un grand espace vide où il serait seul.

EN PRÉSENCE D’ENFANTS, vous devez impérativement protéger votre ami ! Imposez-leur de ne pas crier, de ne pas faire de mouvements brusques, de ne jamais, au grand jamais, se moquer de lui. Apprenez-leur à s’approcher calmement et doucement, puis à s’accroupir. Ils ne doivent pas tenter de le caresser d’emblée, mais seulement tendre la main vers lui sans le toucher : c’est lui qui s’avancera vers eux lorsqu’il se sentira prêt. Expliquez aux enfants – et aux adultes ! – que leur main doit toujours être présentée PLUS BAS que sa tête, jamais au dessus ! Pour votre chien, une main inconnue au dessus de sa tête évoque un bâton : il a peur, et doit faire un gros effort de self-control pour contrôler le réflexe qui l’inciterait à mordre l’agresseur… Expliquez également aux enfants qu’ils ne doivent pas l’enfermer dans leurs bras, et qu’il ne faut jamais saisir ses pattes : le chien a conscience que sa vie en dépend (chasse, fuite), c’est donc pour les caresses et les jeux un territoire rigoureusement interdit…

OBÉISSANCE… Mettez vous à la place de votre ami : il est en train de faire quelque chose de passionnant – suivre une odeur alléchante, fouiller dans un fourré – et là brusquement vous l’appelez ! et vous exigez qu’il interrompe son activité sur le champ ! Il doit renoncer à son projet dans la seconde, et se précipiter vers vous, qui avez besoin de lui séance tenante, pour une raison… qui lui paraît obscure… S’il est votre ami, il est impératif que vous le remerciez avec effusion chaque fois que vous le dérangez ainsi, et qu’il accepte de renoncer pour vous à tout ce qui l’intéresse ! Une friandise pendant les premières semaines, puis, à vie et à chaque fois, de chaudes caresses ou un bon grattage… Et surtout, je vous en prie, appelez-le le moins possible : s’il vous aime c’est LUI qui vous surveillera du coin de l’œil pour s’assurer que vous ne vous éloignez pas trop, et vite vous rejoindre le cas échéant. En revanche, convenez avec lui d’un cri puissant permettant de le rappeler s’il est hors de portée : pour imprimer ce cri de façon positive dans son cerveau, dites-le lui de temps en temps à la seconde même où vous lui présentez un plat particulièrement délicieux, ainsi il assimilera régal et rappel… et se précipitera ventre à terre pour vous rejoindre… si vous n’en abusez pas.

SI VOUS AVEZ RÉUSSI A VOUS MONTRER DIGNE DE CONFIANCE A SES YEUX, s’il a effectivement constaté que vous étiez juste, protecteur, et bienveillant à son égard, il vous élira chef de meute, et vous suivra de pièce en pièce à tout instant : sa place est à vos côtés, à quelques centimètres de vous. Alors ne vous moquez pas de cette insistance à vous rejoindre, mais remerciez-le de vous estimer à ce point.

On dit qu’aimer c’est avoir en permanence un PRÉJUGÉ POSITIF : alors si un jour, de façon inattendue, il vous montre les dents, cherchez quelle erreur VOUS avez faites – qui a provoqué sa peur – et continuez à être son meilleur ami, il vous le rendra au centuple…

Texte proposé par Jade